L’étude confirme l’importance de la consommation d’alcool chez les jeunes européens (8 sur 10 en consomment ne serait-ce qu’occasionnellement). Mais elle révèle aussi des disparités dans la manière de gérer la question de l’alcool et de la conduite : si les jeunes Suédois, Polonais et Anglais sont les plus gros consommateurs d’alcool au cours des soirées, ce sont les Français, avec leurs voisins latins (Espagnols et Italiens), qui prennent le plus de risques au volant : au cours de sa dernière soirée, 1 jeune Français sur 4 a conduit après avoir bu de l’alcool et 1 sur 10 en a bu plus de 2 verres.
La France est aussi l’un des pays où les jeunes jouent le plus avec les limites légales d’alcoolémie (41 % boivent juste ce qu’il faut pour rester en dessous du taux légal d’alcoolémie, 7 % limitent légèrement leur consommation d’alcool mais pensent être au dessus du taux légal). En Allemagne ou aux Pays-Bas, les jeunes interrogés disent s’abstenir de boire avant de conduire (environ 70 %). Un cas particulier, les jeunes Suédois consomment beaucoup d’alcool mais s’organisent pour ne pas conduire au retour (70 % d’entre eux). Dans ces 3 pays, le taux légal d’alcoolémie est inférieur ou égal à 0,2 g/l de sang.
L’étude montre en revanche que la France est, avec la Pologne, le pays où l’on a le plus le réflexe du capitaine de soirée (92 % des Français l’ont déjà désigné avant de sortir). Mais l’initiative en revient trop souvent à la personne qui se propose d’elle-même, alors qu’en Allemagne et aux Pays-bas, cela se fait à tour de rôle.
Les jeunes Français sont également les plus nombreux en Europe à avoir déjà utilisé un éthylotest (42 % contre 17 % en moyenne dans les autres pays) ou à avoir confié leur volant à une autre personne lorsqu’ils ont trop bu (56 % contre 38 % en moyenne).
Interrogés sur ce qui les incite le plus à faire attention à leur consommation d’alcool, les jeunes conducteurs européens citent en premier la peur de l’accident, devant la peur du gendarme. Cependant, les jeunes conducteurs français se distinguent en étant les plus nombreux (30 %) à craindre le contrôle.
Plus généralement, la majorité des jeunes conducteurs européens (7 sur 10) estiment que les contrôles d’alcoolémie ne sont pas assez nombreux sur les routes. La conduite avec un taux d'alcool dans le sang supérieur à la limite légale est d’ailleurs le comportement au volant jugé le plus grave dans la plupart des pays.
Enfin, interrogés sur l’efficacité des actions visant à réduire les accidents liés à la consommation d’alcool, les jeunes européens plébiscitent le développement des transports en commun au retour des soirées, devant l'augmentation du nombre de contrôles de police et l’installation d’éthylotests anti-démarrage dans les véhicules.
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